Communauté de Communes de Vezouze en Piémont
38 rue de la Voise - B.P. 8
54 450 BLAMONT
Tél. : 03 83 42 46 46
Email : accueil@ccvp.fr

Horaires d'ouverture :

Lundi : 13h - 17h
Mardi, mercredi et jeudi :
8h-12h / 13h-17h
Vendredi :
8h-12h / 13h-16h

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Accueil - Loisirs et tourisme - Histoire et monuments 

 

 

 

Histoire et monuments

 

S’il y a un territoire où les pierres ont des histoires à raconter c’est celui de la Vezouze. De par sa situation géographique, le territoire de la Communauté de Communes de la Vezouze a énormément souffert des guerres mondiales.
La plupart des villages ont été détruits par les bombes et les multiples attaques, un très grand nombre d’hommes sont morts. Les terres de la Vezouze souffrent encore de leurs cicatrices trop béantes. Après bien des années, nul n’a oublié, enfant du pays ou d’ailleurs. Ce sont ces traces de guerres que vous pouvez encore voir à travers les prairies, les chemins, les cimetières, les monuments...

Afin de ne pas oublier le prix d’une paix, plusieurs sites du territoire de la Vezouze rendent hommage à des personnages illustres qui ont servi l’Histoire de France.


Cimetière militaire franco-allemand de Reillon

Etabli en plein champ, sur le versant d’un coteau dénudé, le cimetière de Reillon est certainement, par sa simplicité, sa rigueur, la rudesse de son environnement, le site le plus impressionnant de tous les cimetières de l’arrondissement de Lunéville.
Dans ce cimetière, d’une superficie de 15 450 m², reposent les corps de 5 428 soldats allemands décédés dans le secteur au cours des deux conflits mondiaux et de 1 326 soldats français tués en 1914-1918 (2 soldats pour 1939-1945).

Créé en 1920 à la suite des combats dans le secteur de la Vezouze, la nécropole regroupe des corps exhumés des cimetières militaires voisins : Thiébauménil, Leintrey, Vého, Laneuville-aux-Bois et Domèvre-sur-Vezouze.
A l’intérieur du cimetière, vous pouvez découvrir les monuments aux morts des 223ème R.I. et 333ème R.I. qui ont combattu dans le secteur de septembre 1914 à septembre 1916.

cimetière reillon

Accès : à la sortie de Reillon, en se dirigeant vers Gondrexon, au carrefour, le cimetière se situe sur la droite.

Monument des bras de chemise

Erigé à la fin de la guerre, au sommet de la côte qui domine les villages de Reillon et Gondrexon, ce monument perpétue le souvenir des combats qui se sont déroulés à partir du 19 juin 1915, par de chaudes journées (d’où le combat des soldats en bras de chemises).
Ces combats qui ont duré plusieurs jours et qui ont mobilisé jusqu’à
9 000 hommes dont le 223ème R.I., le 250ème R.I., le 333ème R.I., le 234ème R.I., la 217ème R.I. et la D.C; pour prendre la cote 303.

bras de chemise

Accès : à la sortie de Reillon, en se dirigeant vers Gondrexon, continuer tout droit au carrefour sur la D162, le monument se situe sur la droite.

Entonnoirs de Leintrey

Extrait du journal de marche et des opérations du 162ème Régiment d’Infanterie : «Au cours de la nuit du 09 au 10 juillet 1916, les patrouilles allemandes s’approchent des fils de fer barbelés et les coupent. Elles sont repoussées par notre feu...
A 22h30, le bombardement ennemi devient violent. Peu après, le secteur est ébranlé par une explosion formidable. les communications sont coupées. Le 11 juillet 1916, au petit jour, la situation apparaît nettement : les allemands ont fait exploser quatre mines qui ont englouti la tranchée de première ligne et enseveli la moitié de la troisième Compagnie...»

Les entonnoirs sont des excavations d’une soixantaine de mètres de diamètre et de 15 à 20 mètres de profondeur qui ont été provoquées par l’explosion de 4 mines souterraines, causant la disparition d’une partie de la Compagnie du 162ème régiment d’infanterie.

entonnoirs leintrey

Accès : à la sortie du village de Vého, prenez la direction de Leintrey.

Stèle du Lieutenant Nissim de Camondo

Stèle en hommage au Lieutenant Nissim de Camondo, pilote de l’escadrille MF33, tué au combat aérien le 05 septembre 1917.
Cette stèle érigée à l’origine à l’endroit de la chute du Farman 130 dans les lignes allemandes, a été replacée près du monument des Entonnoirs où est commémoré, le 1er dimanche de juillet de chaque année, le souvenir des combats de 1916.

Stèle Nissim de Camondo
Accès : à la sortie du village de Vého, prenez la direction de Leintrey.

Abri du Kronprinz à Emberménil

Cet abri en béton, de style germanique, date de la première Guerre Mondiale. Il est communément appelé «Bunker». Il abritait le Prince de Prusse, fils de l’empereur Guillaume II, qui, de cet endroit, pouvait diriger les avant-postes de ses troupes.

Il abdiqua avec son père à la fin de 1918. Son PC d’Emberménil était à priori relié à Berlin par téléphone (on peut encore voir des isolateurs en faïence sur les chênes centenaires).

konprinz
Accès : pour rejoindre cet abri, suivre le circuit balisé (anneau vert) au départ à gauche de l'église d'Emberménil.

Hôpital militaire de Domjevin

«L’Hôpital» est un site militaire mystérieux de par son histoire peu renseignée. Appelé communément «L’Hôpital» par les habitants de Domjevin, ce poste de secours et infirmerie de la Grande Guerre a débuté sa construction par les forces françaises fin 1916, pour se terminer en janvier 1918.
Longues de 55 mètres ces galeries obscures voûtées en palplanches sont recouvertes d’un béton d’1.50m d’épaisseur. Cette construction souterraine était équipée de salles d’opération et a pu contenir une cinquantaine de blessés couchés et 100 assis.

hôpital militaire de Domjevin

Accès : depuis Domjevin, prenez la direction de Manonviller - situé à droite en bordure du chemin communal, environ 200 mètres après la croix du centre, 'L'Hôpital" est dissimulé par un bosquet.

 

 

 

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